Le 28 novembre 1721, Louis Dominique Cartouche est supplicié, roué vif, sur la place de Grève à Paris. Sa vie fut celle d'un brigand, devenu chef de bande et ennemi public n°1, dont l'existence fut entourée de légendes que la posterité a conservé (notamment au cinéma).

Enfant, il fut chassé des Jésuites et s'adonnait, déjà, à quelques vols. Violemment réprimandé par son père et menacé d'un internement dans une maison de redressement à la suite d'un vol, le jeune Cartouche aurait alors fugué. Dans sa fuite, il aurait alors fait la rencontre de Tziganes et aurait été recueilli par ces derniers vers l'âge de douze ans. Mulitpliant les vols et réputé pour sa dexterité au jeu, il est repéré par les autorités et fini par intégrer l'armée. C'est au sein de celle-ci qu'il va s'entourer de l'essentiel de ceux qui composeront sa future bande.

Lorsqu'il quitte l'armée, il se faire élire chef d'une important bande, probablement composée d'une centaine de personnes qui vont alors s'adonner à divers larcins dans la capitale. La bande est divisée en deux groupes, l'un sous son autorité directe, l'autre sous celle de Gruthus du Châtelet, un petit noble ancien soldat devenu brigand. Rapidement, alors que la corruption infecte le Royaume, Cartouche gagne une certaine estime au sein de la population. Pillant les plus riches, et venant parfois en aide à ceux dans le besoin, il se construit une réputation "à la Robin des bois" ; une réputation oubliant les morts causées par sa bande ou de ses propres mains. Il acquiert également une réputation de séducteur, séduisant parfois même celles qu'ils pillent. Les choses que l'on raconte sur lui, permettent à Cartouche d'agrandir sa bande. On dénombrerait jusqu'à près de deux milles membres peu de temps avant son arrestation.

Pour les autorités, il devient urgent de mettre Cartouche et sa bande hors d'état de nuire. En septembre 1719, plusieurs de ses complices sont arrêtés. En décembre 1720, il est arrêté une première fois mais il parvient à s'évader. Le Régent, lui-même, ordonne son arrestation en mai 1721, contraignant Cartouche à fuir et à se faire appeler, dorénavant, Jean Bourguignon. Durant l'été 1721, une récompense est promise à toute personne qui permettrait de mettre la main sur le voleur.

Grâce à la trahison de Gruthus, les autorités parviennent à mettre la main sur Cartouche, ainsi que trois de ces complices, le 14 octobre 1721, dans un cabaret parisien. Après une vaine tentative de fuite, il est enfermé, dans une cage, au Châtelet où il reçoit la visite de nombreuses personnalités, dont le Régent. Après avoir été transféré à la Conciergerie, Cartouche est jugé en octobre 1721. Durant son jugement, il tente de tout nier, jusqu'à sa propre identité. Le 26 novembre, la sentence est prononcée. Cartouche, et six de ces complices sont condamnés à mort, mais ni cette condamnation ni les tortures infligées ne feront parler le brigand. Le 28 novembre 1721, Cartouche est mis à mort.

Cartoucheroué